Les agronomes estiment qu’en Inde 400 millions de ruraux risquent de perdre leur lopin de terre et de se retrouver dans les bidonvilles, en Chine ce nombre est encore plus important. Mais aussi en Europe 200.000 actifs agricoles doivent chaque année abandonner leurs exploitations.
Le problème des prix bas va encore s’accentuer avec la libéralisation des marchés agricoles voulue par l’OMC et vers laquelle les réformes de la PAC tendent actuellement.
Il est urgent d’agir afin d’empêcher que près de 3 milliards de paysans dans le monde ne s’appauvrissent davantage et que la majorité d’entre eux ne disparaissent d’ici 2015.
Pour remédier à cette situation de crise, plusieurs voies sont possibles. Il faut stabiliser et faire monter les prix agricoles grâce à des instruments tels que la maîtrise de l’offre sur le marché mondial, la création de marché régionaux protégés contre le dumping...
Les ONG de développement sont d’avis qu’il faut discuter ces questions avec tous les acteurs concernés, notamment les agriculteurs du Sud et du Nord...
Nos revendications
Cohérence, commerce et agriculture
- Un engagement ferme de l’UE à supprimer toutes les formes de subsides à l’exportation pour les produits agricoles ;
- La survie des exploitations agricoles familiales, tant dans les pays en voie de développement que en Europe et aux Etats-Unis ;
- La création et la protection de marchés régionaux avec des conditions de production et de rendement aussi homogènes que possible.
- Des politiques agricoles, commerciales et économiques qui maintiennent stables les prix agricoles et sécurisent les revenus de l’agriculture.