À l’occasion de la Déclaration de la Ministre Jacobs sur la Coopération au Développement du 18 mars et du débat à la Chambre des Députés qui suivra, veuillez trouver en annexe une série de documents intéressants :
Motion votée à l’unanimité par l’Assemblée Générale du Cercle de Coopération
Luxembourg, le 17 mars 2010
Les 75 associations membres du Cercle de Coopération des ONG de développement au Luxembourg, réunis en leur assemblée générale ordinaire le 17 mars 2010,
- considérant les écarts croissants entre les riches et les pauvres de la planète ;
- considérant la responsabilité des pays riches pour le développement durable ;
- considérant que les habitudes de consommation des populations riches de cette planète sont loin d’être compatibles avec les exigences du développement durable ;
- considérant que la cohérence des politiques pour le développement est un principe reconnu tant au niveau de l’Union Européenne que du Gouvernement du Grand-Duché dont la mise en œuvre nécessite des efforts supplémentaires ;
- considérant que la solidarité internationale est indispensable et doit s’inscrire dans la durée ;
- rappelant les efforts des gouvernements successifs dans le domaine de la coopération au développement et de la promotion des valeurs inhérentes à cette solidarité ;
- considérant l’effort considérable à mener au Luxembourg pour renforcer auprès de la population une meilleure connaissance et compréhension des défis du développement durable ;
- considérant l’effort considérable à mener au Luxembourg pour atteindre une plus grande disposition à considérer dans nos décisions privées et politiques les contraintes et les chances qui résident dans le développement durable ;
- considérant l’effort nécessaire pour intégrer la sensibilisation du grand public et le soutien aux populations du Sud dans une même stratégie de lutte contre la pauvreté ;
appelle le Gouvernement et la Chambre des Députés
- à continuer dans la voie choisie et de maintenir l’aide publique au développement (APD) au moins à 1 % du Produit intérieur Brut (PIB) et de ne pas en diminuer les sommes en termes absolus ;
- à doter les crédits budgétaires voués à l’éducation au développement de moyens supplémentaires et d’y réserver à terme au moins 2% de l’aide publique au développement (APD) afin de pouvoir répondre au manque d’information et de compréhension pour les questions de la solidarité internationale.